Ce texte a été écris par Julie, bientôt 15 ans.
«J'écris vraiment depuis un peu plus d'un an.
Je suis une accro de la lecture et passe le reste
du temps à écrire. Tout est bon pour mon inspiration !
" Piquée a vif par la plume et bruler vive par les mots,
j'essaye de m'en sortir pour rester encore un peu dans la réalité"»
C'est
elle.
La musique commence. Les notes, âpres à mon oreilles, résonnent dans la minuscule chapelle.
Je suis seul. Seul à endurer cette peine. Seul assis, recourbé sur ce banc de bois. Seul face à ton cercueil noir, serti d'argent. Seul et encore seul.
La chanson continue sa lente procession. Elle t'accompagne. De toute façon, elle est tienne. Et ce depuis le début. C'était ta chanson, celle qui te suivait pas à pas. Celle qui te convenait. Toi sans elle c'était comme moi sans toi.
Je ne suis plus rien, moins qu'une ombre. Tu es partie mais jamais je ne t'en voudrais. Je ne le pourrai pas. Tu étais tout pour moi, vraiment tout. Je ne te l'ai pas assez dit, je m'en rends compte aujourd'hui. Et comme toujours, c'est trop tard.
Je ne sais pas si c'est ce que tu voulais. Je ne sais pas non plus si j'ai le droit de faire ça. En fait, je ne sais plus rien. J'ai honte de te priver d'une jolie fin, avec partout des gens en noir , des fleurs et de la belle musique. Voilà plusieurs mois que nous vivions ensemble dans cet appartement minable que tu a rendu si beau et je n'ai jamais su ce que tu aurais souhaité. Et ce même après deux ans de relation fusionnelle.
Je ne suis qu'un minable, une pourriture. Je t'ai laissé te détruire, sans jamais voir ton mal-être. A croire que je suis insensible au malheur des gens.
Je ferme les yeux. Je sens ta présence à mes côtés. Seras-tu donc la seule à m'aimer ? Je me lève lentement et me dirige vers l'hôtel. Faute de te donner un enterrement de princesse, j'ai fait avec mes piètres moyens. Quelques fleures gisent aux pieds de ton cercueil, accompagnées par des bougies. Ma chaine Hi Fi continue de déverser la musique. La chanteuse semble me comprendre, me suivre. Ou peut-être est-ce toi.
Je me penche au dessus de ton dernier et éternel lit. Ton teint livide, tes lèvres rouges et tes yeux clos me font terriblement peur. C'est sans doute la dernière fois que je te vois et pourtant ... Pourtant je n'arrive pas à m'y faire. Moi seul dans ce monde ne rime a rien. Moi seul sans toi ne veut rien dire.
Mes lèvres effleurent les tiennes. Leurs froideurs me fait frissonner. Tu es si belle, même figée à jamais. Oui, tu es si belle Halena ... Je me suis toujours dit que je ne te méritais pas, que tu avais du faire erreur sur la personne. Je n'étais pas et je ne serai jamais comme toi. Si belle, si intelligente, si drôle, si heureuse... En fait, tu n'as aucune raison d'être couchée là, dans ce lit de bois. Non, je devrais être à ta place.
J'ai envie de me glisser là, à tes côtés, et finir ma vie de cette manière. A la Roméo et Juliette. Mais je n'en ai pas le droit. Tu semble me chuchoter que je dois rester sur terre, pour je ne sais quelles raisons, que la vie est belle malgré les malheurs. Je voudrais te répondre que je ne saurai pas survivre sans toi, que tout était déjà terne avant et que maintenant, c'est l'obscurité complète. Depuis que tu es morte, j'avance à tâtons, en cherchant une quelconque source de lumière pour remplacer celle que je viens de perdre.
"Sans toi, sans nous, je ne suis rien de plus qu'une ombre."
Je tombe à genoux et me laisse aller. Pour la première fois. Je pleure tout ce que j'ai perdu, tout ce que j'ai brisé, tout ce que je suis. Oui je pleure comme jamais. Mes larmes ne semblent pas m'aider. Au contraire, plus elles rougissent mes yeux plus j'en verse . Je ne retiens qu'une chose, qu'une pensée. Je pleure pour toi ma chérie. Et c'est pour cela que je ne veux pas m'arrêter.
" Pleurer pour toi me semble si bien
que je ne veux rien. Non rien de plus
que mes larmes qui coule pour toi . "
Avis de L'. : Très beau texte sur une chanson que j'adore.
Avis de C : Wouaw ! quand je lis ce genre de texte, je me sens nulle !